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21 février 2022

La grande peur des parrainages manquants revient dans l'actualité. Mélenchon, Taubira, Le Pen, Zemmour, et quelques autres, n'en ont pas réuni la quantité suffisante et crient à l'injustice du système. Il est vrai que voir deux candidats trotskystes, qui ne représentent rien, dans tous les sens du terme, aligner longtemps avant la date limite et sans aucune difficulté les précieux imprimés, dans le nombre requis, nous donne des indications sur l'état d'esprit ambiant.

Les maires craignent pour leur sécurité personnelle (plus d'un "antifa" aimerait inscrire à son tableau de chasse un maire coupable d'avoir parrainé un "fasciste"). Ils craignent aussi pour les futurs financements de leur municipalité. À ces préoccupations il faut ajouter celle de voir combien la gauche totalitaire jouit d'une infinie mansuétude dans notre contrée. L'intégration des "pays de l'Est" dans l'Union européenne a fait l'économie d'un examen de l'histoire du continent. Si le Diable est nazi de ce côté-ci de l'Europe, ailleurs il fut bien souvent communiste. Je sais que cela peut choquer. La vérité est choquante.

Contrairement à ce que disent trop de gens, la transparence n'est pas une vertu, tout du moins pas toujours une vertu. Elle devient un épouvantable fardeau quand elle répond à un impératif. La confidentialité, le secret, sont des valeurs sans lesquelles toute diplomatie s'avèrerait impossible. Toute entreprise un peu sérieuse sait combien elle doit veiller à garder jalousement stratégies, hypothèses et plans pour l'avenir. La "maison de verre" n'est pas autre chose qu'un totalitarisme qui ne dit pas son nom, mais présenté sous des aspects moraux qui la rendent acceptable, voilà l'intolérable adoubé par la pensée dominante. Rendre public le parrainage des maires, comme l'institue une loi votée, dit-on, sous François Hollande, est aussi scandaleux que le serait la suppression des isoloirs, et précisément pour les mêmes raisons.

David Lisnard a annoncé apporter son parrainage à Jean-Luc Mélenchon. Courageux, car les deux hommes sont aux antipodes l'un de l'autre sur le plan des idées. M. Lisnard annonce agir ainsi en son nom seul, et non en tant que président de l'Association des Maires de France. Puisse ce geste inspirer ses pairs.

Discussion en direct sur Twitter avec M. Zemmour en personne. Enfin, disons que je me suis connecté à un "espace de discussion" où se trouvaient déjà plusieurs milliers de personnes. Plus de 11 000, annoncera l'organisateur. Celui-ci fait tourner la parole, des "invités" questionnent le candidat à voix haute. Zemmour, très à son aise, répond avec grand naturel. Impossible de comprendre comment on "lève le doigt", mais comme je n'ai rien préparé, le rôle du cancre installé près du radiateur me convient à merveille.

Zemmour : rejoignez-moi dans mon espace !
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