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18 janvier 2022

Ce matin sur RMC et BFTMV, Zemmour a justifié ses propos sur les enfants handicapés, en pointant le cynisme du pouvoir en place qui fait le choix délibéré, à l'entendre, de ne pas investir dans les accueils spécialisés. Que ce débat mérite d'être posé est une réalité, je suppose, mais ce à quoi nous assistons s'apparente davantage à une curée qu'à un débat, qui supposerait une attitude civilisée et une trêve dans l'usage des termes outragés.


Le sujet, en réalité, embrasse une autre dimension. Refuser la culture de l'inclusion est une autre façon pour lui de pointer l'essentiel : la prise en considération, avant tout autre impératif, du moindre cas particulier s'accomplit au détriment de la majorité. De là vient ce procès en généralisation, ou en essentialisation, que l'on fait souvent à Zemmour. Non sans fondement, il est vrai, car l'amour du scrupule devrait gouverner tout homme public. Il n'en reste pas moins manifeste que l'obsession de l'égalité est un piège redoutable. Zemmour s'efforce de l'écarter, avec raison, si ce n'est toujours avec style.

Une controverse pouvant en cacher une autre, c'est l'affaire des vacances à Ibiza du ministre de l'Éducation qui fait aujourd'hui les gros titres. Nos indignés professionnels ont changé soudainement de cible. N'ayons crainte, tout ce beau monde reviendra bourdonner autour de Zemmour à la première accalmie.

Hier à Saint-Quentin, le candidat s'est félicité du ralliement de Jean Messiha, ex-RN, qui vient former à côté de Guillaume Peltier, ex-LR, ce socle à une union des droites si convoitée. Zemmour cite Camus (Albert, pas Renaud) et sa lettre à monsieur Germain avant de discourir sur l'école.


Avec quelques jours de retard sur le calendrier annoncé, Yassine Belattar lance sa "force anti Zemmour", intitulée “République tout terrain” (Huffpost). Je n'ai pas trouvé le site qui n'est peut-être pas encore en ligne, et m'en voudrais de le commenter sans savoir, même si je n'ai pas trop d'illusions sur le genre d'arguments que l'honnête homme pourra y glaner pour nourrir sa réflexion.

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