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19 janvier 2022

Marre ! Il parle de Debussy et persiste à nous infliger une bouillie sonore que même Vangelis hésiterait à confier à ses toilettes à la Turque après une overdose de souvlakis. Monsieur vante la culture, la civilisation, l'héritage des anciens, et vlan, il nous balance une purée juste bonne à introduire une quelconque - c'est le cas de le dire - série Z. Je n'imagine pas être le seul à poser ce constat embarrassé, et pourtant vrai, hélas ! hélas ! d'une telle cécité intellectuelle que l'on pardonnerait sans peine à des candidats moins instruits, moins inspirés par notre passé, confits dans l'arrogance dans leur superficialité. Mais Zemmour ! Zemmour ! L'homme de la France, qui se dit si fier de la défense de nos acquis séculaires, la salvation incarnée pour tout ce qui touche aux Commentarii de Bello Gallico et aux très riches heures qui parsèment le chemin parcouru depuis Clovis et tant d'autres, oui, Zemmour, il faut se rendre à l'évidence, ne trouve aucun inconvénient à faire son entrée sur l'équivalent sonore d'une fosse d'aisance.

Zemmour se rendant à Calais (sans doute pas pour écouter le dialogue du vent et de la mer) s'y voit harcelé par une trentaine de manifestants venus signifier, non leur amour de Debussy, mais leur haine pour les discours de haine. CNews a mené l'enquête : un journaliste a vendu la mèche aux opposants, les informant de la sorte sur le programme du candidat. Je vois que Twitter s'agite pour trouver le traitre qui a saboté l'événement.

Zemmour : "Nous parlons le français."
Zemmour : "Nous parlons le français." (lien)

Zemmour aime les formules : "Ce qu'ils appellent « le passé fantasmé », c'est l'Histoire. Ce qu'ils appellent « le repli identitaire », c'est la sécurité des frontières. Ce qu'ils appellent « agiter les peurs », c'est dire la vérité. Nous ne parlons pas la même langue qu'eux. Nous parlons le français."

Et en français, comment nomme-t-on cette chose que vous appelez « musique », monsieur Zemmour ?

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