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3 janvier 2022

On connaissait les empoignades autour des crèches de Noël. On savait que le sapin était devenu le symbole d'une guerre larvée. Nul n'ignore que "Joyeux Noël" est devenu une parole de résistance. Maintenant on apprend que les vœux de nouvel an sont à leur tour sujet de polémique.

"C’est les muslims (musulmans) la plupart qui m’envoient ça. Est-ce que les compagnons (du prophète) ont fêté le Nouvel An ? Non. Les gars, s’il vous plaît arrêtez", a écrit un chanteur nommé Gims, ou maître Gims. Zemmour cueille au vol cette réflexion et interpelle Valérie Pécresse : "Maître #Gims, soutien de Valérie Pécresse, vous parle d’identité."

Zemmour sur Gims
Zemmour sur Gims (lien)

Valérie Pécresse, accusée d'avoir financé cet artiste avec de l'agent public, doit également se garder à gauche des attaques de Marlène Schiappa. La contre-attaque de LR renvoie la majorité à ses propres turpitudes : l'Élysée n'a-t-il pas érigé "en modèle Yassine Belattar, proche des islamistes du CCIF" ? (Le Figaro). Gims d'un côté, Belattar de l'autre, on ne sait où donner de la tête en ce début d'année, aveuglés que nous sommes par ces phares de l'intelligence contemporaine copieusement arrosés grâce à l'impôt librement consenti.

M. Belattar surgit de son côté pour annoncer la création d'une force anti-Zemmour (Valeurs Actuelles). "On arrive le 11 janvier", a-t-il déclaré. Bon, d'ici là on aura le temps de déguster quelques galettes, à moins qu'une autre tête pensante de l'intelligentsia s'insurge de cette offense qu'est l'Épiphanie dans la France de 2022.

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