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13 janvier 2022

Zemmour invité d'une longue émission, hier soir sur BFM, et d'un programme plus court ce matin sur France Télévisions. On cherche dans Google ce que la presse a retenu de tout cela : il ressort que l'information capitale est l'officialisation de la relation du candidat avec sa collaboratrice.

La Une de Google sur Zemmour à 11h30
La Une de Google sur Zemmour à 11h30

La foire à l'oiseau bleu s'en donne à cœur joie. Quoi ! lit-on sur Twitter. Le prétendu défenseur des valeurs ! Toujours marié et cultivant au mépris de tout principe une liaison extra-conjugale ! Et puis, vous avez vu l'âge de la collaboratrice ? Ah, qu'il est beau, le Zorro des traditions !

À la source de cette envolée de cancans, la phrase prononcée hier en réponse à un journaliste au sujet de Sarah Knafo : "C’est ma collaboratrice, et c’est ma compagne. Il n'y aurait pas eu de campagne sans Sarah Knafo." Le candidat coupa court à toute digression supplémentaire sur le sujet, alléguant son droit à mener sa vie privée selon ses désirs.

Pour revenir aux sujets politiques, notons que Marine Le Pen considère que Zemmour sert "de marchepied pour permettre à Valérie Pécresse d'être au second tour", alors que pour Zemmour Marine Le Pen est "un petit peu notre Arlette Laguiller de la droite nationale". Les deux positions sont claires : le RN considère que le vote Reconquête se fera au détriment du sien et ouvrira un boulevard à LR. Pour Zemmour, Marine Le Pen ne pourra jamais être élue, étant incapable de réunir les suffrages des électeurs de la droite traditionnelle. Les deux discours s'entendent, même si le deuxième présente une meilleure vraisemblance pour tous ceux qui se souviennent du précédent débat de l'entre-deux tours qui tourna au cauchemar pour le "camp national".

BFM enregistre ici un record d'audience, ce qui n'est pas pour surprendre. Le petit père n'a rien perdu de son charme, ni le refrain de son éclat. On ne sait pas encore si l'apparition de ce matin vole sur de mêmes cimes. Quand on lui demande comment il va réformer le pays, Zemmour répond : "Je ne souhaite pas réformer le pays. Je veux le sauver. Je veux le sauver parce que je pense qu'il est en danger de mort et qu'il est menacé de grand remplacement".

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