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9 février 2022

"Il grignote ses deux rivales", analyse un sondeur sur BFM. On ne commentera pas cette image qui ravira les adorateurs de Cannibal Holocaust, l'actualité étant déjà assez bien riche en horreurs, pour en considérer la substance : l'écart entre Valérie Pécresse, Marine Le Pen et Éric Zemmour devient inférieur à la marge d'erreur. Dans tous les cas un second tour face à Emmanuel Macron s'achève de la même façon, une baffe plus ou moins retentissante qui donnera le top départ au second quinquennat du sortant. D'accord, mais cette petite musique de grignoti-grignota sonne comme un air de printemps aux oreilles de Zemmour et des siens. Il y a bien longtemps que l'hypothèse d'un Zemmour au second tour n'était plus évoquée par la grande presse. Eh bien, on y est presque.

Le président actuel, pas encore candidat, compte sur ses exploits sur la scène internationale, et vraisemblablement sur un allégement in extremis des règles à dormir debout qui encadrent une société en crise sanitaire, pour apparaître comme le sauveur et l'emporter haut la main.

Pourquoi attendre ?
Pourquoi attendre ? (lien)

La manœuvre est grosse ? Sans doute. Chacun l'attendait ? Il est vrai. Et pourtant, c'est bien ce qui se profile. C'est un atout dont le pouvoir en place aurait tort de se priver, si n'était l'esclandre que la période choisie, juste avant le premier tour, ne manquerait pas de susciter auprès de tous les opposants. Histoire de bénéfice-risque, assurément. LREM peut certes compter sur la division d'une opposition dépourvue de colonne vertébrale et dotée d'une myriade de cervelets antagonistes. Reste à voir comment tournera le mouvement des routiers - ces "convois de la liberté" qui apparaissent maintenant chez nous - et les affaires au Mali ou aux frontières de l'Ukraine.


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