Accéder au contenu principal

21 janvier 2022

Cédric Herrou, l'homme qui sauvait des migrants - enfin, il n'allait pas, façon Rambo, les arracher aux griffes des Talibans ou les délivrer à la sueur de ses pectoraux des geôles d'Assad, mais se contentait plus modestement de les faire venir d'Italie après les avoir cachés dans une camionnette - était de ceux qui ce matin manifestaient bruyamment contre la venue de Zemmour à Menton. Les mots d'ordre, "Stop Hate", "pars Zemmour, la France c'est l'amour", venaient garnir le triptyque consacré "fasciste, raciste, sexiste". On l'aura compris, ces remparts du vivre-ensemble n'ont pas renouvelé la tradition.

Sur la Côte d'Azur, Zemmour est venu saluer les forces de l'ordre qui veillent aux frontières, et s'engager à expulser pour de bon ceux qui sont censés l'être. Son slogan pourrait être : "Plus de PAF, moins de CAF".

Connaissez-vous IA QOTMII ? Moi non plus. C'est la nouvelle coqueluche des foules zemmouriennes. IA QOTMII, donc, serait un programme super-intelligent pour prévoir des super-choses, par exemple que Zemmour devancerait haut la main en potentiel électoral (bien malin qui sait ce que ça veut dire) tous les autres candidats. Oui, tous, même Macron, l'indéboulonnable (entreprendre.fr).

Zemmour en tête ! Enfin, selon IA QOTMII.
Zemmour en tête ! Enfin, selon IA QOTMII.


On comprend que cette nouvelle fabuleuse soit partagée en masse par des sympathisants de Reconquête, toujours aussi maltraités par nos bons vieux sondages qui persistent à placer leur idole au pied du podium.

Lui n'affiche aucun état d'âme et s'imagine déjà au second tour : "Madame Pécresse, c’est madame 20h02. Le soir du premier tour, à 20h02 elle appellera à voter Macron contre moi."

Madame 20h02
Madame 20h02 (lien)

Ça c'est envoyé ! Sûr que l'IA QOTMII va gonfler encore plus son potentiel électoral.

Article précédent    Article suivant 

Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

6 février 2022

Match nul : Zemmour et Le Pen à égalité dans le dernier sondage , et les commentateurs estiment que les deux candidats ont pareillement réussi leur grand rassemblement d'hier. Je trouve cette unanimité un rien forcée. Le meeting de Lille fut objectivement une grande réussite - je laisse ici de côté les critiques sur le fond - qui doit beaucoup aux talents d'orateurs de Zemmour. Il s'est surpassé, il faut le reconnaître, et prouve qu'il a su donner une nouvelle dimension à sa posture d'homme public. Son audience est portée par une vague d'enthousiasme que l'on chercherait en vain auprès des partis concurrents. L'exaltation débridée autour du candidat où s'exprime, contre toute attente, une certaine jeunesse, donne raison à ceux qui ont cru en lui quand tout le monde se moquait d'un béjaune promis à être croqué tout cru. Habilement, il annonce reprendre aussi bien des mesures de Macron que de Sarkozy, du moment que ces mesures lui paraissent bénéfi...

5 avril 2022, J moins 5

Viktor Orbán triomphalement réélu en Hongrie reçoit les félicitations du Kremlin et critique Volodymyr Zelinsky. On l'a déjà lu, certains commentateurs ou élus français évoquent ouvertement une cinquième colonne poutinienne dans l'Europe démocratique. Le dictateur aurait des relais un peu partout - en Hongrie, donc, en Allemagne, naturellement, et en France : avec Zemmour et Le Pen, il tiendrait deux fers au chaud pour préparer le monde d'après, délivré de l'insupportable tutelle atlantiste et augurant d'amicales coopérations avec la grande fédération de l'Est. Dans ce contexte, plusieurs voix s'étonnent de l'apparition soudaine, dans la dernière ligne droite, du drame qui endeuilla Bobigny, en février. Cette tragédie serait-elle instrumentalisée par des esprits retors et en mission pour l'étranger ? D'un autre côté, comment penser en taire l'horreur, qui soulignerait, si les faits sont avérés, à quel point nos cités sont imprégnées d'un...

4 avril 2022, J moins 6

Les deux éléments les plus saillants du phénomène Zemmour, sa position sur la Russie et son combat contre le grand remplacement, s'exacerbent en cette fin de campagne. Sur les carnages subis par l'Ukraine, Zemmour écrit  : "Les images de la ville de Boutcha révèlent au monde entier des atrocités commises par l'armée russe sur les populations civiles. Nous ne pouvons rester insensibles à ces images. Ces crimes de guerre doivent faire l'objet d'une enquête pour punir les responsables." Est-il sincère ? On veut le croire. Crédible ? Non. Il n'imagine pas une seconde Poutine jugé par la Cour pénale internationale, et le dit sans fard. Alors, "punir les responsables" est une phrase toute faite, creuse comme sa compassion, qu'il sert à on ne sait quels gogos. Les réactions à son message révèlent l'ampleur des sensibilités sur ce massacre : il n'y a pas eu d'atrocités commises par les Russes, d'ailleurs les Russes n'en sont ...