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9 janvier 2022

"Un tournant" : c'est ainsi qu'Éric Zemmour qualifie le ralliement à sa cause de l'ancien numéro 2 des Républicains, un député du nom de Guillaume Peltier.

"Un tournant", le communiqué de Zemmour
"Un tournant", le communiqué de Zemmour (lien)

J'avoue que ce nom ne me dit rien du tout. Je ne suis pas, il est vrai, un observateur assidu des affaires républicaines. Ce tournant, selon Zemmour, serait la naissance concrète d'une droite authentique enfin débarrassée de son surmoi de gauche. "C'est le début d'une vague montante", proclame le néozemmourien, car "énormément d'adhérents Les Républicains veulent que ça change".

Il est vrai que Reconquête ne se prive pas d'assimiler Valérie Pécresse à un Macron en jupons : mêmes idées, même politique, même incapacité à mettre en œuvre des réformes courageuses tout en donnant des coups de menton. Je ne saurais dire si l'analyse est juste, mais elle possède toutes les apparences de la vérité. Pour un Zemmour s'efforçant de réunir les voix des Groseille lepénistes et des Les Quesnoy républicains, le "coup" d'aujourd'hui est un pas significatif vers ce dernier objectif.

Pas d'affolement visible dans les autres partis, ironisant dans un bel ensemble sur le parcours en zig-zag de M. Peltier entre RN, MNR, UMP et LR.

L'autre grande nouvelle du jour est la candidature de Christiane Taubira. Pas à la présidentielle, mais à une "primaire populaire" de laquelle sortira le nom de celui, ou de celle, qui portera haut les couleurs de la gauche, ou plutôt d'une partie de la gauche, car ni Jadot ni Mélenchon n'ont répondu favorablement à cette tentative d'union. La droite qui tangue et la gauche qui s'émiette, à croire que la seule sérénité qui vaille se trouve auprès d'En Marche. Le mouvement présidentiel, décrié et maudit de tous côtés, survole néanmoins de très haut les démêlés de son opposition, comme nous l'affirment les sondages, sans exception.

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