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7 janvier 2022

Zemmour en Eure-et-Loire à la rencontre des Français périphériques refuse de commenter la sortie de Macron. Le piège a fonctionné, pourtant, car chacun s'emploie à disserter sur la nécessité ou non, de la part du président, d'avoir employé des mots si grossiers, et ailleurs, sont-ils vraiment grossiers, on se le demande, car le locataire de l'Élysée, ravi de sa trouvaille retentissante, ne se prive pas de jouer son avantage : "On peut s’émouvoir sur des formes d’expressions qui paraissent familières, que j’assume totalement. Moi, je m’émeus de la situation dans laquelle nous sommes : la vraie fracture du pays est là."

La vraie fracture du pays n'est donc pas entre ceux qui ont pleuré les morts de Charlie Hebdo et de l'Hypercacher, il y a précisément sept ans, et ceux qui s'en sont réjouis. Il faut croire que ça marche : depuis un jour, télévisions et radios commentent sans vergogne, en variant le ton, les paroles ordurières proférées par M. Macron. Le niveau d'expression n'est déjà pas brillant en temps ordinaire, autant dire que nous touchons de nouveaux records - et j'ai la funeste idée que ce point représente un non-retour, l'exemple venu d'en haut est un trop beau cadeau fait aux partisans du parler-relâché qui ne comprennent même plus le sens des insanités qu'ils proclament entre deux ricanements.

On sait gré à Zemmour de ne pas reprendre ces mots. Il s'en défend et explique encore pourquoi : "Macron veut polariser. Il veut monter les Français vaccinés contre les Français non vaccinés. Comme les premiers sont très majoritaires, c'est puéril et c'est cynique. Il ne veut pas qu'on parle de l'identité de la France, de la survie de la France, du grand remplacement."

Il discourt en ce moment même à Châteaudun, en attendant de rejoindre demain les Sables d'Olonne.

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